Non. Liège taxe chaque caisse en libre-service à 519 € par an parce qu’elle remplace un poste de caissier qui existait. Un magasin uNobo Connect ne remplace aucun poste : il ouvre à des heures et à des endroits où aucun commerce, avec ou sans personnel, n’était ouvert auparavant. Ce sont deux catégories différentes, et les données du réseau le prouvent.
En octobre 2025, le conseil communal de Liège a adopté à l’unanimité une taxe de 519 € par an sur chaque caisse en libre-service installée dans un commerce, applicable dès 2026. La ville table sur environ 77 000 € de recettes annuelles. Les commerçants ont déjà attaqué le règlement devant le Conseil d’État belge. L’argument de la ville est simple : la caisse en libre-service occupe la place où se tenait un caissier, donc qui remplace ce poste compense la ville. C’est un argument cohérent pour ce qu’il vise. Et c’est exactement l’argument qui ne s’applique pas à ce que nous faisons.
Ce que vise réellement la taxe de Liège
La caisse en libre-service d’un supermarché occupe l’endroit où une personne encaissait auparavant. Le commerce reste ouvert aux mêmes horaires, avec le même personnel affecté à d’autres tâches, mais un ou plusieurs postes de caisse disparaissent du planning. Il y a un avant avec caissier et un après sans lui, dans le même commerce, aux mêmes horaires. C’est cette substitution que Liège taxe, et c’est une position légitime pour une ville qui veut protéger l’emploi local.
Le magasin autonome 24h n’a jamais eu cet « avant »
Un magasin du réseau uNobo Connect n’ouvre pas là où un commerce avec personnel a fermé pour installer des machines. Il ouvre là où rien n’était ouvert à cette heure, point final. Une zone industrielle sans rien d’ouvert après vingt heures. Un petit village sans le moindre commerce ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Un quartier résidentiel où le supermarché le plus proche ferme à vingt-deux heures. Il n’y a aucun caissier à remplacer, parce qu’il n’y avait pas de caisse. Ce que le magasin autonome apporte, ce n’est pas une substitution de poste : c’est une plage horaire qui n’avait aucun commerce auparavant.
Les données du réseau le confirment avec un chiffre concret : 45,9 % des ventes du réseau uNobo Connect en Espagne se font entre 22h et 7h du matin. Données agrégées du réseau uNobo Connect au 27/05/2026. Métriques anonymisées. Auditables sous NDA. Près de la moitié de l’activité se déroule dans une plage horaire où, sur la grande majorité des emplacements du réseau, aucun commerce avec personnel ne fait concurrence pour ce client. Il n’y a aucun poste à remplacer à cette heure, parce que personne n’y travaille.
Pourquoi cette distinction compte au-delà de Liège
Ce que Liège a adopté est un règlement municipal, de portée locale et attaqué devant les tribunaux. Aujourd’hui, aucune règle ne traite le magasin autonome 24h comme une caisse en libre-service. Mais le secteur considère comme acquis que le vending intelligent, les réfrigérateurs connectés et le commerce autonome vont continuer de se développer en Europe en 2026, et plus le format grandit, plus il entre dans le champ de vision de qui légifère sur le commerce et l’emploi. Le risque n’est pas que la taxe de Liège nous tombe dessus demain. Le risque est que, si le débat s’étend à d’autres pays, on mesure avec la même règle deux choses qui ne se ressemblent pas : remplacer un poste qui existait, et ouvrir un service sur une plage horaire où rien n’existait. Confondre les deux reviendrait à taxer l’accès, pas l’emploi perdu.
Ce que nous en faisons
C’est pour ça que le chiffre de la plage horaire est publié et auditable, pas rangé dans un rapport interne. Si quelqu’un demande un jour si un magasin uNobo Connect remplace un emploi, la réponse ne dépend pas de notre parole : elle dépend de l’heure à laquelle la vente a eu lieu, et cette donnée est déjà publique. Être honnête sur ce qu’est le format, et sur ce qu’il n’est pas, c’est la meilleure défense d’un secteur nouveau face à une réglementation qui ne le connaît pas encore bien.
uRetail S.L. opère le marché pionnier du réseau en Espagne depuis quatre ans, sous la marque Flappers. Le Portugal, l’Italie, la France et l’Allemagne sont les marchés prioritaires pour accueillir le prochain Country Partner, et le reste de l’Europe reste tout aussi ouvert, sans partenaire assigné.
Si vous opérez ou souhaitez diriger le commerce autonome dans l’un de ces marchés, c’est une distinction qu’il vaut mieux avoir claire avant qu’un régulateur ne la tranche à votre place. Écrivez à info@bonoboservices.com ou utilisez le formulaire sur bonoboservices.com.
Román Suárez, fondateur de Bonobo Services OÜ